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23 Septembre 2012
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Une rubrique ‘MUSIQUE’ ne pouvait décemment pas rester plus longtemps orpheline d’un article sur Metallica, groupe devenu au fil de ses bientôt 30 années d’existence une véritable machine de guerre dont le succès est désormais planétaire.
…And Justice For All est le 4ème album de Metallica, sorti en août 1988.
Le titre de l’album fait écho aux derniers mots du Serment d’allégeance des Etats-Unis «(…)one Nation under God, indivisible, with liberty and justice for all. »
Il marque à mes yeux une véritable rupture avec les précédents. Humainement d’abord puisque c’est le premier avec pour bassiste Jason Newsted (Cliff Burton ayant tragiquement trouvé la mort en septembre 1986 lors de la triomphale tournée de Master of Puppets). Musicalement ensuite tant il semble plus expérimental, plus froid, plus noir et plus complexe dans ses compositions que les précédents. On peut en ce sens le considérer comme un OVNI dans la discographie des Californiens.
Ici, il n’est plus question, comme sur les trois premiers albums, de Trash ou de Speed, mais d’un métal plus sophistiqué avec des compositions plus longues (la plupart au-delà des 6 minutes) aux structures alambiquées, tortueuses et aux breaks incessants.
Les riffs y sont moins puissants, moins distordus et moins sauvages que dans Kill’ em All, Ride The Lightning ou Master of Puppets, les textes plus fouillés, et l’atmosphère générale plus glaçante, plus plombée.
Autre particularité frappante de cet album, la production ne laisse que peu de place à la basse de Newsted, comme s’il s’agissait de préserver la mémoire de Cliff Burton. Il en résulte un son qui paraît éloigné, moins ‘enrobé’ qu’auparavant, un son très cru, un son mat.
L’un des moteurs principaux d’inspiration de cet opus semble être le scepticisme et la colère face à l’injustice, servis par des textes dans lesquels prédominent les sentiments de désillusion et de tristesse. Le chant rude et brusque d’ Hetfield, les riffs secs et incisifs d’ Hammet et la batterie martiale d’ Ulrich participent de cette impression générale. Même la pochette de l’album se met au diapason en nous offrant une justice aux yeux bandés, une justice aveugle à tout mais pas aux billets verts qui tombent dans sa balance…
On soulignera enfin la richesse du morceau ‘One’, peut-être le plus connu du groupe, qui trouve sa source dans le roman ‘Johnny s’en va-t-en guerre’ (une allégorie de l’opposition au conflit du Viêt-Nam). Un titre très attendu en Live par les fans et dans lequel on est comme ‘mitraillé’ par des enchaînements de riffs ravageurs et percutants. (voir le clip dont lien ci-dessous)
Bref, un opus indispensable à tout amateur de Métal malgré une accessibilité moins évidente que pour d’ autres albums du groupe ainsi qu’ une Production que l’on peut trouver comme laissant à désirer.
Sébastien
Line up :
James Hetfield – chants, guitare rythmique
Lars Ulrich – batterie
Kirk Hammett – guitare solo
Jason Newsted – basse
Set List :
1. Blackened
2. ...And Justice for All
3. Eye of the Beholder
4. One
5. The Shortest Straw
6. Harvester of Sorrow
7. The Frayed Ends of Sanity
8. To Live Is to Die
9. Dyers Eve
Cliff ne cessa ensuite de monopoliser le lecteur de cassette lorsque le groupe était en tournée, et fit découvrir aux rockers invétérés du groupe une large sélection d'artistes auxquels ils ...